Automatiser ses processus métiers sans écrire une seule ligne de code ? C’est la promesse des outils no-code comme n8n et Make (anciennement Integromat). Ces deux plateformes dominent le marché de l’automatisation de workflows, mais leurs approches diffèrent radicalement. L’une mise sur la flexibilité technique et l’open-source, l’autre sur la simplicité d’usage et l’accessibilité.
Dans ce comparatif n8n vs Make, nous analysons en profondeur les fonctionnalités, les tarifs, les capacités IA et les cas d’usage de chaque solution. Que vous soyez marketeur, développeur, responsable IT ou dirigeant de PME, ce guide vous aidera à faire le choix adapté à vos besoins réels.
Qu’est-ce que n8n et Make ? Présentation rapide
Avant d’entrer dans le détail du comparatif, posons les bases. Ces deux outils partagent le même objectif : connecter vos applications entre elles et automatiser des tâches répétitives. Mais leur philosophie et leur public cible divergent significativement.
n8n : l’automatisation open-source et flexible
Créé à Berlin en 2019, n8n est un outil d’automatisation de workflows distribué sous licence « fair-code ». Concrètement, cela signifie que le code source est accessible et que vous pouvez l’installer sur vos propres serveurs sans frais de licence. Cette approche séduit particulièrement les équipes techniques qui recherchent un contrôle total sur leur infrastructure et leurs données.
L’éditeur de n8n fonctionne avec des « nœuds » que vous connectez visuellement pour créer des workflows. Chaque nœud représente une action : lire un fichier, envoyer un email, interroger une API, exécuter du code JavaScript. Cette architecture permet de construire des automatisations complexes avec des branchements conditionnels, des boucles et des transformations de données avancées.
Points forts de n8n :
- Auto-hébergement possible (contrôle total des données)
- Éditeur JavaScript/Python intégré pour la personnalisation
- Facturation à l’exécution de workflow, pas à l’étape
- Plus de 1 100 intégrations natives et extensibles
- Communauté open-source active de plus de 40 000 membres
Make : le no-code accessible à tous
Make, anciennement connu sous le nom d’Integromat, a été racheté par Celonis en 2022. C’est une plateforme 100% cloud qui mise sur la simplicité d’utilisation. Son interface colorée et intuitive permet à n’importe qui de créer des automatisations en quelques minutes, sans aucune connaissance technique préalable.
Dans Make, les automatisations s’appellent des « scénarios ». Vous les construisez en connectant des « modules » qui représentent chacun une action dans une application tierce. L’approche est très visuelle : vous voyez les données circuler d’un module à l’autre, ce qui facilite la compréhension et le débogage.
Points forts de Make :
- Interface glisser-déposer extrêmement intuitive
- Plus de 2 500 intégrations natives prêtes à l’emploi
- Templates de scénarios pré-configurés pour démarrer rapidement
- Make Academy pour se former gratuitement
- Aucune installation requise, tout se passe dans le navigateur
Tableau comparatif synthétique n8n vs Make
Voici une vue d’ensemble des différences clés entre les deux plateformes :
| Critère | n8n | Make |
|---|---|---|
| Modèle | Open-source, self-host ou cloud | SaaS cloud uniquement |
| Intégrations natives | 1 100+ | 2 500+ |
| Prix d’entrée | Gratuit (self-host) ou 20€/mois cloud | 9$/mois (10 000 opérations) |
| Unité de facturation | Par exécution complète | Par opération (chaque étape) |
| Code personnalisé | JavaScript/Python natif | Enterprise uniquement |
| IA et agents | AI Agents, RAG, LLM avancés | Make AI Agents (bêta) |
| Auto-hébergement | Oui, gratuit | Non |
| Courbe d’apprentissage | Technique, orienté développeurs | Accessible, orienté débutants |
| Conformité RGPD | Totale si self-hosted | Cloud AWS (option UE) |
Interface et prise en main : qui est le plus simple ?
La facilité d’utilisation est souvent le premier critère de choix entre ces deux outils. Selon votre profil technique, l’expérience utilisateur sera radicalement différente.
L’interface visuelle de Make
Make se distingue par son approche très visuelle de l’automatisation. Chaque module est représenté par une icône colorée correspondant à l’application connectée. Les données circulent de gauche à droite dans un flux linéaire facile à suivre. Les connexions entre modules sont représentées par des lignes animées qui montrent le chemin des données.
Pour configurer un module, il suffit de cliquer dessus : une fenêtre latérale s’ouvre avec tous les paramètres disponibles. Les champs sont pré-remplis avec des menus déroulants, et vous pouvez mapper les données des étapes précédentes en quelques clics. Aucune syntaxe à apprendre, aucune expression à écrire.
Make propose également une bibliothèque de templates : des scénarios pré-configurés que vous pouvez importer et adapter à vos besoins. C’est idéal pour démarrer rapidement sans partir de zéro. La Make Academy complète cette approche avec des micro-formations gratuites.
L’éditeur technique de n8n
L’interface de n8n est plus épurée mais aussi plus technique. Les nœuds se présentent sous forme de cartes connectées sur un canevas. L’éditeur ressemble davantage à un environnement de développement visuel qu’à un outil no-code traditionnel.
La vraie différence apparaît dès que vous devez manipuler des données. n8n utilise un système d’expressions similaire à du JavaScript simplifié. Pour accéder à une donnée d’un nœud précédent, vous écrivez quelque chose comme {{ $json.email }}. Cette syntaxe offre une grande puissance mais nécessite un temps d’apprentissage.
L’avantage de cette approche : vous pouvez écrire du code JavaScript ou Python directement dans vos workflows via les « Code nodes ». Cela ouvre des possibilités infinies de personnalisation, mais cela suppose des compétences de développeur.
Verdict facilité d’utilisation
Pour un utilisateur non technique, Make l’emporte clairement. Vous pouvez créer votre première automatisation en moins d’une heure sans aucune formation préalable. Pour un développeur ou un profil technique, n8n sera plus confortable car il permet d’écrire du code et offre plus de contrôle sur la logique des workflows.
Intégrations et connecteurs disponibles
La richesse des intégrations détermine ce que vous pourrez automatiser. Plus une plateforme propose de connecteurs, moins vous aurez besoin de solutions de contournement techniques.
Le catalogue de Make (2 500+ apps)
Make dispose du catalogue le plus fourni avec plus de 2 500 applications connectées nativement. Vous y trouverez tous les grands noms : Google Workspace, Microsoft 365, Salesforce, HubSpot, Shopify, Slack, Notion, Airtable, et des centaines d’autres. Chaque intégration propose des dizaines d’actions et de déclencheurs.
La connexion à une application est généralement très simple. Pour la plupart des services, vous cliquez sur « Connecter », vous vous authentifiez avec votre compte, et c’est terminé. Make gère automatiquement les tokens OAuth et leur renouvellement.
Les nœuds n8n (1 100+ intégrations)
n8n propose plus de 1 100 intégrations natives, un chiffre en croissance constante grâce à sa communauté open-source. Le catalogue couvre les applications essentielles, mais certains outils de niche peuvent manquer.
La configuration des connexions demande parfois plus d’efforts. Pour certaines applications, vous devrez créer manuellement une application OAuth dans la console développeur du service, récupérer les identifiants (Client ID et Secret), puis les entrer dans n8n. C’est plus technique mais cela offre aussi plus de contrôle.
Connecteurs personnalisés et API
Les deux plateformes proposent des solutions pour connecter des applications non supportées nativement. Make dispose d’un module HTTP universel pour appeler n’importe quelle API REST. n8n va plus loin avec son nœud HTTP Request, mais aussi la possibilité de créer vos propres nœuds personnalisés et de les partager avec la communauté.
Pour les entreprises avec des outils internes ou des API propriétaires, n8n offre une flexibilité supérieure. Vous pouvez développer un connecteur sur-mesure qui s’intègre parfaitement dans l’interface.
Capacités IA et agents intelligents
L’intégration de l’intelligence artificielle dans les workflows d’automatisation est devenue un critère différenciant majeur. En 2026, les deux plateformes proposent des fonctionnalités IA, mais avec des niveaux de maturité très différents.
Les AI Agents de n8n
n8n se positionne comme leader sur l’automatisation augmentée par l’IA. La plateforme intègre nativement des nœuds pour les principaux modèles de langage : OpenAI (GPT-4, GPT-4o), Anthropic (Claude), Google (Gemini), ainsi que des modèles open-source via Hugging Face ou Ollama pour l’auto-hébergement.
Les AI Agents de n8n sont des composants intelligents capables de prendre des décisions, de choisir leurs prochaines actions et d’interagir avec des outils externes. Contrairement à une automatisation classique où chaque étape est prédéfinie, un agent IA peut adapter son comportement en fonction du contexte.
n8n supporte également le RAG (Retrieval Augmented Generation), une technique qui permet à vos agents IA d’interroger vos propres documents et bases de données pour générer des réponses contextualisées. Concrètement, vous pouvez créer un chatbot support client qui connaît parfaitement votre documentation produit.
Fonctionnalités IA de n8n :
- AI Agents autonomes avec prise de décision
- Support RAG avec bases vectorielles (Pinecone, Qdrant, Weaviate)
- AI Workflow Builder (bêta) : décrivez votre automatisation en langage naturel
- Modèles locaux via Ollama pour la confidentialité des données
- Chaînage de prompts et orchestration multi-agents
Make AI Agents : ce qu’il faut savoir
Make a lancé ses propres AI Agents en avril 2025. Ces agents permettent de donner des instructions en langage naturel plutôt que de configurer chaque étape manuellement. C’est une évolution significative, mais les fonctionnalités restent moins avancées que celles de n8n.
Les agents Make peuvent exécuter des actions basiques : catégoriser du texte, extraire des informations de documents, résumer du contenu, traduire. Ils fonctionnent bien pour des tâches simples mais ne supportent pas encore les systèmes RAG ni les architectures multi-agents complexes.
L’avantage de Make : la simplicité de mise en œuvre. Vous pouvez ajouter une brique IA à un scénario existant en quelques clics, sans configuration technique.
RAG, LLM et automatisation avancée
Si vous envisagez de construire des assistants IA personnalisés, des chatbots sophistiqués ou des systèmes de traitement automatique de documents, n8n offre une longueur d’avance significative. La plateforme permet de combiner différents modèles, d’utiliser des bases de connaissances vectorielles et d’orchestrer des agents spécialisés.
Attention cependant aux coûts. Chaque appel à un modèle IA consomme des tokens facturés par le fournisseur (OpenAI, Anthropic, etc.). Un workflow IA mal optimisé peut générer des factures importantes. Il est recommandé de tester sur des échantillons réduits et de limiter la verbosité des réponses générées.
Conseil d’expert : Avant d’utiliser un agent IA dans un workflow, posez-vous cette question : la tâche peut-elle être résolue par des règles déterministes (conditions, filtres, transformations) ? Si oui, préférez l’approche classique. L’IA doit être réservée aux cas où l’interprétation sémantique est nécessaire.
Tarification : quel outil est le plus rentable ?
La question du prix est centrale, et la réponse dépend fortement de votre volume d’utilisation et de la complexité de vos workflows.
Le modèle de facturation de Make (par opération)
Make facture à l’opération. Une opération correspond à chaque étape exécutée dans un scénario. Si votre scénario comporte 5 modules et qu’il s’exécute une fois, vous consommez 5 opérations. S’il traite 100 éléments (par exemple 100 lignes d’un tableur), chaque module sera exécuté 100 fois, soit 500 opérations au total.
Grille tarifaire Make (2025) :
- Free : 1 000 opérations/mois, 2 scénarios actifs
- Core : 10 000 opérations/mois pour 9$/mois
- Pro : 10 000 opérations/mois pour 16$/mois (fonctionnalités avancées)
- Teams : 10 000 opérations/mois pour 29$/mois (collaboration)
- Enterprise : opérations illimitées, tarif sur devis
À noter : depuis août 2025, Make remplace progressivement les « opérations » par des « crédits ». Certains modules IA consomment plusieurs crédits par exécution selon leur complexité.
Le modèle de facturation de n8n (par exécution)
n8n adopte une approche radicalement différente. La facturation s’effectue à l’exécution de workflow, indépendamment du nombre d’étapes qu’il contient. Un workflow de 2 nœuds et un workflow de 50 nœuds coûtent la même chose : une seule exécution.
Grille tarifaire n8n Cloud (2025) :
- Community (self-hosted) : Gratuit, illimité
- Starter : 2 500 exécutions/mois pour 20€/mois
- Pro : Plus d’exécutions et fonctionnalités avancées
- Enterprise : Exécutions illimitées, support dédié
Calcul des coûts réels : exemples concrets
Prenons un cas pratique : vous automatisez l’envoi d’emails personnalisés à partir de nouveaux leads dans un CRM. Le workflow comporte 5 étapes : déclencheur CRM → enrichissement données → création email → envoi → mise à jour CRM.
Avec Make : 50 leads/jour × 5 opérations × 30 jours = 7 500 opérations/mois. Le plan Core à 10 000 opérations suffit (9$/mois).
Avec n8n Cloud : 50 leads/jour × 30 jours = 1 500 exécutions/mois. Le plan Starter à 2 500 exécutions suffit (20€/mois).
Dans cet exemple, Make est plus économique. Mais si votre workflow passe à 20 étapes (ajout de conditions, d’enrichissements, de notifications multiples), l’équation s’inverse : Make consommerait 30 000 opérations alors que n8n resterait à 1 500 exécutions.
Les coûts cachés à anticiper
Au-delà de l’abonnement plateforme, plusieurs postes de dépenses sont souvent oubliés :
- Coûts IA : Les appels aux modèles OpenAI, Claude ou autres sont facturés séparément par token. Un workflow IA intensif peut coûter plusieurs dizaines d’euros par mois.
- Quotas d’applications tierces : Certaines API (HubSpot, Salesforce) limitent le nombre d’appels mensuels. Des dépassements peuvent entraîner des surcoûts.
- Infrastructure n8n self-hosted : Si vous hébergez n8n, comptez le coût d’un serveur (5-20€/mois minimum), plus le temps de maintenance et de mise à jour.
- Formation et montée en compétence : n8n nécessite un investissement en temps plus important pour maîtriser l’outil.
Hébergement et sécurité des données
La question de l’hébergement est cruciale, en particulier pour les entreprises soumises à des contraintes réglementaires ou manipulant des données sensibles.
Make : solution 100% cloud
Make est une plateforme exclusivement cloud. Toutes vos automatisations, vos identifiants de connexion et les données qui transitent sont hébergées sur l’infrastructure AWS de Make, principalement aux États-Unis ou en Europe selon votre choix.
Cette approche présente des avantages : aucune infrastructure à gérer, mises à jour automatiques, disponibilité garantie. Make est certifié SOC 2 Type II et conforme RGPD. Pour les clients Enterprise, des options de résidence des données en Union Européenne sont disponibles.
En revanche, vous n’avez aucun contrôle sur l’emplacement physique de vos données ni sur les politiques de sauvegarde. Pour certains secteurs réglementés (santé, finance, administration), cela peut être un frein.
n8n : auto-hébergement ou cloud managé
n8n offre le choix. Vous pouvez utiliser n8n Cloud, une version hébergée similaire à Make, avec les mêmes avantages de simplicité. Ou vous pouvez opter pour l’auto-hébergement (self-hosting) et installer n8n sur vos propres serveurs.
L’auto-hébergement vous donne un contrôle total : vos données ne quittent jamais votre infrastructure, vous choisissez où les serveurs sont situés, vous définissez vos propres politiques de sauvegarde et de sécurité. C’est la solution idéale pour les entreprises ayant des exigences strictes de souveraineté des données.
Options de déploiement n8n self-hosted :
- Installation Docker sur un VPS (OVH, Scaleway, AWS, GCP)
- Déploiement Kubernetes pour les environnements complexes
- AI Starter Kit : bundle pré-configuré avec modèle IA local et base vectorielle
Conformité RGPD et données sensibles en France
Pour une entreprise française, la conformité RGPD est non négociable. Les deux plateformes permettent de respecter le règlement, mais avec des approches différentes.
Avec Make, vous devez faire confiance à leur conformité déclarée et vous assurer que les données transitent bien via leurs datacenters européens. Un DPA (Data Processing Agreement) doit être signé avec Make.
Avec n8n auto-hébergé, vous êtes le responsable de traitement ET le sous-traitant. Vos données restent en France (ou dans l’UE), vous maîtrisez la durée de rétention des logs et vous pouvez démontrer facilement votre conformité lors d’un audit.
Bonnes pratiques sécurité pour les deux plateformes :
- Utilisez un gestionnaire de secrets (vault) pour stocker les tokens d’API
- Activez l’authentification à deux facteurs (2FA)
- Limitez les accès en écriture aux workflows à un nombre restreint de personnes
- Réduisez la rétention des logs au strict nécessaire
- Masquez ou pseudonymisez les données personnelles dans les traces d’exécution
Tests, débogage et gestion des erreurs
Construire une automatisation est une chose, la maintenir en est une autre. La qualité des outils de test et de débogage impacte directement votre productivité au quotidien.
Les outils de test dans n8n
n8n propose des fonctionnalités avancées pour tester et déboguer vos workflows. Le système de pinned data permet de figer les données d’entrée d’un nœud pour le tester de manière isolée, sans relancer tout le workflow. C’est précieux quand vous travaillez sur une étape spécifique.
Les mock data permettent de simuler des données d’entrée sans avoir besoin d’un déclencheur réel. Vous pouvez ainsi tester des scénarios particuliers (erreurs, valeurs limites) sans attendre qu’ils se produisent naturellement.
Pour la gestion des erreurs, n8n dispose d’un Error Trigger global. Un seul workflow peut capturer les erreurs de toutes vos automatisations et les traiter de manière centralisée : envoi d’alerte Slack, logging dans une base de données, retry automatique.
Le débogage dans Make
Make adopte une approche plus simple. Les tests se font généralement en exécutant le scénario complet et en observant les résultats. L’interface montre clairement quelle étape a échoué et affiche le message d’erreur.
La gestion des erreurs se configure module par module. Vous pouvez ajouter des « routes d’erreur » pour définir un comportement alternatif en cas de problème. C’est fonctionnel mais devient laborieux sur des scénarios complexes avec de nombreux modules.
Make ne propose pas d’équivalent au pinned data. Pour tester une modification, vous devez souvent relancer tout le scénario ou créer des scénarios de test séparés.
Gestion des erreurs à grande échelle
Si vous gérez des dizaines ou des centaines d’automatisations, la centralisation de la gestion des erreurs devient critique. Sur ce point, n8n a l’avantage avec son Error Trigger global qui unifie la supervision.
Avec Make, vous devrez soit configurer la gestion d’erreur sur chaque scénario individuellement, soit mettre en place des webhooks vers un système de monitoring externe. C’est faisable mais demande plus d’efforts de configuration.
Pour quel profil choisir n8n ou Make ?
Il n’existe pas de « meilleur » outil dans l’absolu. Le choix optimal dépend de votre contexte : compétences de l’équipe, nature des automatisations, contraintes budgétaires et réglementaires.
Make : idéal pour les marketeurs et PME
Make est le choix évident pour les profils non techniques qui veulent automatiser rapidement. Les équipes marketing, les responsables e-commerce, les consultants indépendants apprécieront sa courbe d’apprentissage réduite et son catalogue d’intégrations complet.
Cas d’usage typiques pour Make :
- Synchronisation CRM et outils marketing (HubSpot, Mailchimp, ActiveCampaign)
- Automatisation des publications réseaux sociaux
- Gestion des leads entrants et notifications
- Reporting automatisé dans Google Sheets ou Notion
- Workflows e-commerce (Shopify, WooCommerce)
n8n : parfait pour les développeurs et DSI
n8n s’adresse aux équipes techniques qui veulent garder le contrôle. Les développeurs, les DevOps, les data engineers et les DSI y trouveront un environnement familier où ils peuvent écrire du code, gérer l’infrastructure et construire des solutions sur-mesure.
Cas d’usage typiques pour n8n :
- Automatisations IA avancées (chatbots, RAG, agents autonomes)
- Intégration de systèmes internes via API personnalisées
- Workflows de data engineering et ETL
- Automatisations dans des environnements contraints (données sensibles, hébergement on-premise)
- Prototypage rapide de produits SaaS
Tableau récapitulatif par cas d’usage
| Priorité | Outil recommandé | Pourquoi |
|---|---|---|
| Démarrage rapide sans compétence technique | Make | Interface intuitive, templates prêts à l’emploi |
| Contrôle total des données (RGPD strict) | n8n (self-hosted) | Hébergement on-premise possible |
| Workflows complexes avec beaucoup d’étapes | n8n | Facturation par exécution, pas par opération |
| Automatisations IA avancées (RAG, agents) | n8n | Fonctionnalités IA natives plus complètes |
| Maximum d’intégrations sans configuration | Make | 2 500+ apps avec authentification simplifiée |
| Budget limité, workflows simples | Make | Entrée de gamme à 9$/mois |
| Budget limité, expertise technique disponible | n8n (self-hosted) | Gratuit, seule l’infrastructure est à payer |
FAQ : questions fréquentes sur n8n vs Make
n8n est-il vraiment gratuit ?
La version Community de n8n est gratuite et illimitée, mais vous devez l’héberger vous-même. Cela implique de disposer d’un serveur (environ 5-15€/mois pour un VPS basique) et de compétences techniques pour l’installer et le maintenir. La version cloud de n8n est payante, à partir de 20€/mois.
Make peut-il fonctionner hors connexion ?
Non. Make est une solution 100% cloud. Si vous avez besoin d’automatisations qui tournent sans connexion internet ou sur un réseau privé, n8n en auto-hébergement est la seule option des deux.
Lequel est le plus rapide à prendre en main ?
Make, sans hésitation. Un utilisateur sans expérience peut créer sa première automatisation fonctionnelle en moins d’une heure. n8n demande généralement plusieurs heures voire jours pour maîtriser les concepts d’expressions et de manipulation de données.
Les deux outils sont-ils conformes RGPD ?
Oui, mais différemment. Make est conforme si vous utilisez leurs serveurs européens et signez un DPA. n8n auto-hébergé vous permet une conformité totale puisque les données restent sur votre infrastructure.
Peut-on migrer de Make vers n8n (ou inversement) ?
Il n’existe pas d’outil de migration automatique. Les workflows doivent être recréés manuellement. Les concepts sont similaires, donc un workflow Make peut être reproduit dans n8n (et vice versa), mais cela demande du temps.
Quel outil pour créer un chatbot IA ?
n8n est nettement plus adapté grâce à ses fonctionnalités d’AI Agents, de RAG et de support natif des principaux LLM. Make peut connecter des outils IA tiers mais offre moins de flexibilité pour des chatbots sophistiqués.
Conclusion : notre verdict pour 2026
Le choix entre n8n et Make se résume à un arbitrage entre simplicité et contrôle.
Choisissez Make si vous cherchez une solution clé en main, accessible sans compétence technique, avec un vaste catalogue d’intégrations prêtes à l’emploi. C’est l’outil idéal pour les PME, les équipes marketing et tous ceux qui veulent automatiser rapidement sans se soucier d’infrastructure.
Choisissez n8n si vous avez des besoins avancés en IA, des contraintes de souveraineté des données, ou si vous disposez d’une équipe technique capable de tirer parti de la flexibilité du code. C’est la solution de référence pour les développeurs, les startups tech et les organisations avec des exigences de sécurité élevées.
Dans tous les cas, les deux plateformes proposent des offres gratuites ou des essais : profitez-en pour tester sur un cas d’usage réel avant de vous engager. L’automatisation des workflows est un investissement stratégique pour 2026 — prenez le temps de choisir l’outil qui grandira avec vos besoins.
[LIEN INTERNE : Guide complet de l’automatisation no-code]
[LIEN INTERNE : Formation n8n pour débutants]
[LIEN INTERNE : Comment créer un agent IA avec n8n]


